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mardi 30 septembre 2008

Pierre Nerini

Pierre Nérini, violon solo de l'orchestre de la société du conservatoire de 1945 à 1967.
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lundi 30 juin 2008

Boucherit, Flesch et Neveu

En écho aux billets sur Henri Marteau, je voulais poursuivre sur la rivalité franco-allemande. J'écrirai donc prochainement sur le cas de Ginette Neveu, pour lequel j'ai beaucoup de documentation : cependant, la notion d'école de violon y est largement polluée par des considérations politiques, et au final, on comprend surtout comment les violonistes de l'entre-deux-guerres percevaient cette question, plutôt que de saisir la notion d'école de violon dans son aspect purement technique.

Voyons donc ici les filiations, et comparons les interprétations... Henri Marteau était l'élève de Garcin et Léonard, qui font tous deux partie de l'ascendance de G. Neveu par l'intermédiaire de Boucherit et Flesch :



Ecoutons les deux pédagogues :


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dimanche 29 juin 2008

Jean Champeil

Jean Champeil étudia le violon avec Jules Boucherit, Marcel Chailley, et Georges Enesco. Titulaire des prix Nadaud et Ysaÿe, il joua dans les orchestres Lamoureux et de l'Opéra. Il fit également partie du Quatuor Calvet - 3e formation, c'est à dire sans Pascal ni Guilet - et fonda après la dissolution de ce dernier en 1950, un quatuor à son nom, emmenant avec lui Maurice Husson. Le Quatuor Champeil était ainsi composé de JEAN CHAMPEIL GEORGES BALBON MAURICE HUSSON et MANUEL RECASSENS.
Dans les extraits qui suivent, il joue sous la baguette de Georges Boueil aux côtés de Jacques Dejean, mon maître adoré, Jacques Dabat et Jacques Soulié. Il est accompagné dans le Kreisler par Lucien Petitjean. Enfin, son enregistrement de Bach dont est issu le dernier extrait s'est vendu aux enchères il y a peu à plus de 1000 dollars...


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vendredi 27 juin 2008

Henri Marteau (2)

Peut-être aurez-vous été décontenancés par l'interprétation de Bach par Marteau (message précédent). Vous ne pourrez que l'être plus encore à l'écoute de cette autre enregistrement qui nous permet d'entendre un jeu très éloigné, sans doute plus en phase avec la sensibilité profonde de Marteau.

Marteau - Brahms n...


A ce titre, le jugement de Carl Flesch est révélateur. Il compare Marteau aux cas de Joachim et Ysaye - rien que ça - qu'il fallait avoir entendu au sommet de leur art. Cependant, alors que Flesch estime que les grandes figures des écoles allemande et belge avaient un peu perdu de leur superbe avec l'âge, la raison semble toute autre dans le cas de Marteau. Flesch date son déclin à "à peu près 1908", c'est à dire l'année exacte où Marteau et lui-même s'installent à Berlin (alors que Flesch note malicieusement qu'il s'agit du second mariage de Marteau)...

Avant de préciser l'analyse de Flesch, il convient d'indiquer que cette Danse hongroise, dans laquelle vous auriez pu deviner la fougue de la jeunesse, par opposition à la rigueur du Bach de 1913, est interprétée par un homme en réalité plus âgé (55 ans en 1929)...

Revenons donc à l'analyse de Carl Flesch pour qui le charme français de Marteau, plein de "joie de vivre", rodé à toutes les subtilités d'archet de cette fameuse alliance franco-belge (Léonard, puis Garcin furent ses professeurs), fut vite tari par l'influence néfaste, car forcée, de l'école allemande (par la personne de Andreas Moser, le biographe de Joachim).

On constate donc que Marteau s'est remis des conseils catastrophiques de Moser (obsolètes et inadaptés à sa personnalité, un reproche régulier de Flesch aux professeur), lorsqu'il enregistre cette pièce de Brahms. Il a alors pris la nationalité suédoise, et avait sans doute pu prendre un certain recul avec l'école allemande, peut-être aidé par l'hostilité croissante de ses collègues berlinois, nourrie par le nationalisme (celui-là que refuse Flesch, et à laquelle sera également confrontée Ginette Neveu), et par une dangereuse accusation d'espionnage.

Je vous propose d'écouter Carl Flesch dans un "répertoire" inhabituel, nous révélant sa vision humaniste de paix et d'amitié entre les peuples

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UPDATE! : Conférence et concerts sur Henri Marteau - Festival des Musicades, Lyon, septembre 2008 : http://www.musicades.com/

vendredi 13 juin 2008

Henri Marteau

Henri Marteau est un violoniste , successeur de Joachim à la Hochschule de Berlin en 1908


Marteau_ Bach Gigu...

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samedi 19 avril 2008

Henry Merckel, Saint-Saens, Concerto violon n°3

Henry Merckel, Pierro Coppola avec l'orchestre Pasdeloup, en 1935.

Saint-Saens VC no...
Henry Merckel >

jeudi 17 avril 2008

Au Japon, les Français ont la cote !


-Trio Pasquier


-Jacques Thibaud


-Denise Soriano




-Jeanne Gautier



-Michèle Auclair



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-Devy Erlih

Some like it french (1) Forlane

----- Je voudrais signaler quelques labels français dont le travail nous permet d'écouter des artistes hexagonaux :  Forlane, par qui je commencerai ici, et que j'ai d'abord découvert, assez ironiquement, par des repressages japonais (canyon classics)...

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Wallez, Casadesus, ONL - Beethoven, Vc, Romances, 1985



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Kantorow, Thomas - Paganini, Vc 1 & 2, 1982
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Kantorow, Rouvier, Muller, Mendelssohn, Mc Tier - Schubert, Quintette op. 114 D. 667, Trio op. 99 D. 898

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Prouvost, El Bacha, Prokofiev, Sonates 1 & 2, 1986
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Daugareil, Lombard, ONB, 1992


mercredi 20 juin 2007

Pierre Doukan

Pour certains musiciens, Pierre Doukan ne représente peut-être que des cahiers d' études progressives. Pour moi, il fut d'abord le maître de deux de mes professeurs.
Pierre Doukan, violoniste >

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vendredi 15 juin 2007

Jeanne Gautier

Jeanne Gautier est l'une de ces nombreuses artistes à laquelle l'Histoire ne rend pas justice. Soliste, partenaire d'André Levy et Geneviève Joy dans le trio de France, son jeu témoignait d'une grande sensibité et d'un caractère bien trempé.

Un disque Tahra donnera aux amateurs attentifs - il s'intitule Piano archives ; Cortot et Perlmuter … - l'occasion de l'écouter aux côtés d'André Levy et Vlado Perlmuter dans le trio de Ravel (œuvre également par le trio de France, disque réédité chez Coup d'archet).
Tahra a en plus eu la bonne idée de s’attacher les services d’un étudiant de l’E.H.E.S.S, et ce disque bénéficie donc de l'excellent travail de documentation de Frédéric Gaussin.

Espérons que les mélomanes auront un jour la chance de l'écouter dans les quelques morceaux de genre ou la sonate de Ravel (avec Yvonne Lefébure) uniquement disponibles au Japon aujourd'hui.
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Jeanne Gautier >

jeudi 14 juin 2007

Ginette Neveu

On ne manque jamais d'associer Ginette Neveu au célèbre pédagogue Carl Flesch. Sa sonorité et sa technique d'archet sont là pour nous rappeler qu'elle en fut effectivement l'élève.

On oublie cependant un peu vite qu'elle étudia au Conservatoire de Paris. Lors du concours Wieniavski (1935), on écrit à son maître Jules Boucherit, lui priant de venir la soutenir :

Non seulement Ginette représente l'école française de violon mais encore elle est 1er Prix de votre classe

Celui-ci estimera après sa victoire qu'
une manifestation quelconque pour fêter le prix de Ginette Neveu pourrait être interprétée comme un encouragement à substituer à un succès français une victoire allemande.

Gageons que les nouveaux transferts d'Opus Kura nous permettront, par leur qualité incomparable, de saisir toute la subtilité du jeu de Ginette Neveu, et de nous souvenir qu'elle fut, comme d'autres, au croisement de deux écoles de violons.

"Opus Kura" - qui n'en est pas à son coup d'essai avec l'école française de violon - rend à ces interprétations de Brahms et Sibélius leurs subtilités de timbre et de phrasé, qui justifient, à mon sens, l'achat du disque même si l'on en possède déjà d'autres transferts.
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http://www.opuskura.com/releases_e.htm
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